De nouvelles classes "en dur" pour le collège public départemental de Sapouy

2013 : De nouvelles classes "en dur" pour le collège départemental de Sapouy (par Yassine Siénou, agence AIB)
Le comité de pilotage de l’opération « SOS pour le lycée public départemental de Sapouy » lancée le 25 mai 2013, a fait le bilan de ses activités à la population de Sapouy, le samedi 26 octobre 2013. Après quatre mois d’activités et avec peu de moyens, le comité a pu construire cinq salles de classe en matériaux définitifs, dont deux en attente de finition.
Finies les classes sous paillote au CEG de Sapouy devenu lycée départemental à la présente rentrée scolaire 2013-2014 ! En effet, les élèves des classes de 6ème se battaient l’année scolaire écoulée contre les rayons de soleil, les tourbillons, les vents d’harmattan sous des toits de fortune afin d’acquérir le savoir. Et pour parer à ces conditions difficiles de travail, le préfet de Sapouy, Dominique Bandaogo a eu l’impérieuse idée de mettre en place le 25 mai 2013, un comité de pilotage de neuf personnes afin de conduire une opération « SOS pour le lycée départemental  ». L’objectif assigné à ce comité présidé par Abrahima Zallé, le président de l'APE (Association des Parents d'Elèves) du lycée était de construire au moins trois salles de classe à la rentrée scolaire 2013-2014.
Le bilan des activités de ce comité fait ce samedi 26 octobre 2013, a connu une mobilisation massive de la population et des forces vives. Il est ressorti du bilan présenté par Abrahima Zallé que le comité a mené d’intenses activités de communication, de sensibilisation, de négociation et de plaidoyer auprès des autorités administratives, des parents d’élèves, des commerçants et des amis de Sapouy en vue d’obtenir leur adhésion à l’opération. Ce faisant, le plaidoyer fait auprès du ministre de l’enseignement secondaire et du supérieur, a eu comme fruit la construction dans l’urgence de deux salles de classe qui sont présentement en attente de finition. Le conseil régional du centre ouest a aussi promis de construire dans les mois à venir un bâtiment de trois salles de classe. La commune de Mornant en France qui est liée à la commune de Sapouy par une charte de jumelage-coopération décentralisée signée en décembre 2011, a promis un appui financier de 6 000 000 f CFA. La mobilisation des ressources au niveau local (la cotisation spéciale des parents d’élèves et les contributions des forces vives) a permis la construction dans un bref délai d’un bâtiment de trois classes fonctionnelles pour la présente rentrée scolaire. Tous les intervenants à la tribune ont salué le défi relevé par le comité de pilotage. « Les gens se sont donnés sans demander le coût réel de leur action » a soutenu le préfet Bandaogo dans son mot de remerciement à tous ceux qui ont contribué à l’aboutissement de ce projet en si peu de temps (4 mois). Au nom des bénéficiaires, le directeur du CEG, Nouhoun Zagré a traduit sa joie d’accueillir ces bâtisses qui vont, à coup sûr, améliorer leurs conditions de travail. Le secrétaire général de la province, Emmanuel Ouédraogo et le 1er adjoint au maire, Dieudonné Malik Kaboré, qui ont pris part à ce bilan, ont aussi marqué leur satisfaction pour le travail accompli. Ils ont plaidé pour un renforcement de cet élan de solidarité, de l’unité autour des actions de développement de la commune de Sapouy. Le 1er adjoint au maire a confirmé la finalisation des procédures administratives pour l’obtention de l’aide financière promise par la coopération mornantaise. Le président du comité de pilotage a d’ores et déjà soutenu que cette aide va leur permettre de compléter l’équipement des salles de classe et accomplir les travaux de finition du bâtiment.
Yassine SIENOU (Agence AIB)


En quatre mois d’activité, le comité de pilotage a pu mobiliser les ressources nécessaires
pour réaliser ce bâtiment de trois salles de classe.


Le bilan du comité de pilotage a été bien accueilli par la population venue nombreuse à cette rencontre.

Chaque parent d’élève a déboursé une cotisation spéciale de 8000 f CFA
pour contribuer à la réalisation des trois salles de classe.
 
2012 : Compte rendu de la visite de Corentin Arnoux, Jean-Sébastien Arnoux et François Morel au Collège public départemental de Sapouy

Collège public provincial de Sapouy

Vue générale avec les bâtiments "en dur" et les paillotes accueillant tant bien que mal 3 des 4 classes de 6ème

Collège public provincial de Sapouy

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Les 3 classes sous paillotes. Elles ont été construites par les parents d'élèves à la rentrée d'octobre 2012.

 

Les cours sous paillotes n'ont pu commencer que début novembre... L'harmattan gêne fortement les nouveaux collégiens dans leurs apprentissages. Et l'arrivée de la saison des pluies, début mai 2013, signera malheureusement la fin de l'année scolaire. Cette année scolaire 2012-2013 aura donc été amputée d'un trimestre pour 330 élèves ...
 

Collège public provincial de Sapouy

Zagré Nouhoun, professeur de mathématiques et directeur du collège

 

Zagré Nouhoun a rappelé à la rentrée scolaire d'octobre que l'essentiel était l'accès aux savoirs et non les conditions d'accueil. Il n'empêche ... La construction "en dur" de 4 salles de classe devrait être le premier chantier de coopération décentralisée entre les commmunes jumelées de Mornant et Sapouy. Estimation du coût total de ces travaux : une salle de classe = 3 à 4 millions de fCFA ; coût total = 12 millions de fCFA, soit 18 000 € environ.

 

Collège public provincial de Sapouy

Une des salles de classe "en dur"

Collège public provincial de Sapouy

 

Pendant les vacances scolaires, de nombreux collégiens et lycéens sapouyens viennent travailler à leus devoirs personnels dans les locaux du collège, bénéficiant ainsi des tableaux noirs et des instruments de mesure mis à leur disposition. Le ministère de l'éducation burkinabè, les enseignants et les associations de parents d'élèves font tout pour augmenter le nombre de places disponible au collège public de secteur. Les CM2 ayant réussi leur certificat d'études primaires doivent réussir un concours d'entrée au collège. Le collège accueille les élèves de 7h à 12h30. L'après-midi (Les Burkinabè parlent de "soir" dès 12h), le collège propose des "cours du soir" pour les élèves n'ayant pas réussi leur concours d'entrée en 6ème afin qu'ils accèdent, eux aussi, à un enseignement secondaire. Le collège n'a pas d'électricité. Sans lumière artificielle, les cours du soir s'achèvent, par conséquent, à 17h ...
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